Une action de médiation

TRAVERSES s’adresse à des personnes avec qui nous n’avons pas rendez-vous. Les spectateurs sont indifféremment : de simples passants, des résidents d’EPHAD, des écoliers, collégiens, lycéens, étudiants, des skateurs, squatteurs  ou sans abris, des inactifs-actifs, des travailleurs forcenés, des patrons du medef ou délégués syndicaux, des jeunes, des anciens, sans distinction d’origines ou de classes sociales… encore moins de genres. Ils peuvent être quelques-uns ou très nombreux, imprévisibles, insaisissables.
Le temps d’un instant, ou un peu plus longtemps, ils ne feront qu’un. UN public.

Déclinable en autant de facettes qu’offrent chaque lieu et condition d’accueil,  la proposition artistique TRAVERSES se caractérise par l’immersion d’artistes dans un territoire circonscrit (lieu de vie, de passage, d’attentes, d’actions, intérieur ou extérieur) sur un temps donné (une minute, un jour, une semaine, un mois, une année,…). Laissant surgir des créations inattendues, instantanées, éphémères – comme on glisse un pied entre les portes, avant qu’elles ne se referment – , TRAVERSES donne à voir du sensible dans l’espace, la poésie d’un quotidien, le clinquant de l’absurde, l’indispensable dérisoire. Du vivant.

Et de cet entrebâillement, brèche réelle dans nos têtes, s’ouvre un temps, l’immensité des possibles…

La nécessité de TRAVERSES réside dans la relation de confiance mutuelle, établie entre les équipes de la structure accueillante et l’équipe artistique. En amont, un temps de reconnaissance de chacun et de définition de l’objet artistique commun, est précieux. Il est le socle des rencontres artistes – public  à venir.

TRAVERSES est un ouvrage collectif, une triangulation structure d’accueil – artistes – public où chacun a son propre chemin à défricher.

 

ICI, UN DOCUMENTAIRE SUR LE TRAVAIL DE TERRITOIRE DE LA COMPAGNIE 
Ici UNE RÉFLEXION DE L’UNIVERSITAIRE ANNE PELLUS SUR LE TRAVAIL DE TERRITOIRE DE LA COMPAGNIE