Au cœur du processus créatif de Claire Cauquil, se jouent la rencontre avec des lieux et ses résidents, humains et non-humains et les interrogations qui en découlent : « Comment les habitants d’un territoire rural vivent-ils leur environnement ? Quelles relations entretiennent-ils, dans leur intimité, avec un paysage souvent perçu comme perdu dans la nature ? Comment l’histoire des lieux, les paysages, le climat, la géographie, imprègnent-ils les corps et façonnent-ils les récits de vie ? ».
En 2010, elle a déjà expérimenté une démarche immersive, arpentant la ville de Graulhet pendant dix mois, à la rencontre des habitants et des ouvriers mégissiers qui donnera lieu à la création PEAUX. Renouant avec ce procédé, elle écoute, marche, observe, recueille, pour laisser émerger, à partir du réel, une écriture chorégraphique vivante et incarnée.

RESTER SAUVAGE naît d’un dialogue entre corps, paysage et identité, exploration poétique et sensible d’une géographie qui se réinvente. Laissant place à l’instinct, l’intuition, la création met ainsi en lumière ces territoires qui, loin des circuits normés, gardent force, beauté, authenticité, ici révélées. Réunissant au plateau l’intimité de la danse et l’immensité de l’environnement, RESTER SAUVAGE déploie sous nos yeux une fresque filiale sur notre attachement à la terre et le coût de notre liberté.
Voilà dix ans que l’ouvrage était resté sur l’établie, dix ans que j’avais mis en pause la création au plateau. Dix années pendant lesquelles j’ai observé au plus près les processus de création, les relations chorégraphe-danseur, les corps en mouvement et l’intérêt qui y est le mien. Dix ans pour oublier et pour laisser renaître. Dix années pour déposer les héritages et trouver une voix plus intime.
» Chaque création porte en elle une part de son créateur. Mais pas forcément celle qu’il s’apprête à laisser voir.
Rester Sauvage est partie du postulat que je ne savais pas ce que j’allais trouver.
Étonnamment, le chemin m’est apparu moins touffu, plus limpide.

Rester sauvage,
C’est l’histoire d’un père et de sa fille.
C’est une histoire d’attaches et de désirs.
L’histoire de nos filiations à nos pères et à nos terres.
Histoire de soif, de fierté, de loyauté et de nécessité.
Rester sauvage,
C’est une histoire de paysages et d’étendues. C’est une traversée.
C’est une histoire où l’on part sans être sûr de revenir. C’est
l’histoire où l’on croit qu’on peut tout changer. Appuyer sur le reset.
L’histoire de nos 17 ans.
C’est l’histoire de nos dominations et de nos tentatives de leurs
mises en échec.
C’est nos parts indomptables, sauvages, violentes et violentés.
L’histoire de nos héritages et de nos résignations.
C’est une histoire de liberté et de prix à payer.
Rester sauvage,
C’est une histoire réelle et c’est une illusion.
C’est l’histoire qui se répète à l’infini.
C’est une histoire. Histoire de notre humanité. »
Claire Cauquil
Distribution
danse – Claire CAUQUIL / Léa DARRAULT / Olivier NEVEJANS
musique – Vincent FERRAND
lumière – Fabien LEFORGEAIS
vidéo – Jean-Marc EVEZARD
exposition – Gaelle BERTHOME

Accueils en résidence, co-production, préachats (en cours)
Pôle Culturel Théâtre de L’OC’TAVE (Lacaune, 81)
Centre Culturel Théâtre des MAZADES (Toulouse, 31)
LE FRIGO, Conservatoire des Arts Rafraichissants (Albi,81)
GARE AUX ARTISTES (Montrabe, ́ 31)
Cap Découverte (Le Garric, 81)
FAOL de l’Aude (11)
MAC / Capsule culturelle (Toulouse, 31)
ESPACE YVES ROQUES (Decazeville Communauté,12)
Aides à la création et/ou à la résidence
DRAC Occitanie
REGION Occitanie
DEPARTEMENT Haute-Garonne
COMMUNAUTE DE COMMUNE du Haut-Languedoc
VILLE de Toulouse
ADAMI
ADDA du Tarn
SPEDIDAM