Le monde est foutu, la vie reste intacte…

« J’ai souhaité quatre artistes, quatre rapports à la verticalité, quatre espérances, quatre sublimités. J’ai souhaité considérer nos vies convenables à l’aune de nos rêves comme on regarde du plancher des vaches les sommets inaccessibles et découvrir les espaces de coïncidence possible. J’ai souhaité voir l’Homme désengagé de son environnement premier, la nature, et vérifier si il pouvait fonctionner dans cet environnement brut. Finalement, je n’ai souhaité qu’espérer que la nature reprenne ses droits. Et en passant par tout cela, il m’a semblé que, la seconde d’après, tout s’était possiblement arrêté, pour mieux reprendre son cours, à l’identique,
intact… ».
Olivier Nevejans

Un élément brut, une structure de métal, dont le caractère d’abord principalement fonctionnel tend peu à peu à devenir refuge… Face à elle, le son d’une guitare, un musicien et les corps de trois danseurs.
La relation posée par ces quatre personnages à cet objet abrupt, s’avère malsonnante. Que font-ils de cet assemblage de métal, composant, à l’image de nos villes, un environnement austère et froid ? Quelle place ont ils abandonnée ? Quelle place peuvent ils retrouver, eux qui tentent de se soustraire à la solitude, au manque d’amour, au manque de l’autre ?
L’engagement physique nécessaire et la prise de risque réelle osent la réconciliation des êtres. Que de chemins explorés, que de tentatives manquées, pour éprouver encore le sentiment de vivre ensemble. Créant tour à tour, des matières, des espaces, du jeu, et au fur et à mesure de leurs épreuves, une histoire, ils emmènent, le spectateur à distinguer là où il ne l’attend pas des utopies, de la poésie, de l’humanité, du vivant.

 

Durée : 45 mn
La pièce peut être jouée en extérieur comme en intérieur, de jour comme de nuit.